"Le propagandiste inculque beaucoup d'idées à une seule personne ou à un petit nombre de personnes; l'agitateur n'inculque qu'une seule idée ou
qu'un petit nombre d'idées; en revanche il les inculque à toutes une masse de personnes." Georgi Plekhanov(1856-1918)
Qui sommes nous ?
Kandidatür rassemble et diffuse les films, les dessins
d'animations, les chansons, les jeux, les cyber-ragots... bref, tous les messages de marketing viral en relation avec la vie politique.
Pour nous contacter ou nous envoyer vos trouvailles : kandidatur (chez) yahoo (point) fr
Quand les micros sont coupés et que Sarkozy batifole avec sa copine Rachida à la Maison Blanche, la souris de Matignon danse.
A l'issue de son interview hier matin sur Europe 1, François Fillon s'est pour la première fois lâché en sortant du studio.
Interrogé par le célèbre motard de Jacques Chirac -Benoît
Duquesne, journaliste à ses heures perdues - pour savoir s'il n'avait pas de temps en temps envie d'aller lui-même sur le terrain à la place de Super Mariole, le premier Collaborateur de l'Elysée a enfin
balancé le fond de sa pensée : "La réponse est double : une fois sur deux j’ai envie
d’y aller moi-même et c’est trop tard, ce qui était le cas des pêcheurs. (...) Et puis souvent, le problème c’est que lui [Sarkozy] ne veut pas !" Comme l'a déclaré le néo-révolutionnaire François Goulard en début de semaine, le drame avec Fillon, c'est qu'il a "l'impopularité d'un
Premier ministre alors qu'il n'en exerce pas la fonction !"
Jacques Chirac, l'ancien pote de Sarkozy avant que ce
dernier ne le trahisse après avoir flirté avec sa fille, rejoint aujourd'hui la table du Conseil Constitutionnel, présidée par Jean-Louis Debré, son ami de toujours par ailleurs lui aussi ennemi juré de Nicolas Sarkozy. L'ancien chef d'Etat s'assiera donc aux côtés de Valéry Giscard d'Estaing*, son ancien allié qui le nomma premier ministre avant que ne s'engage entre eux une véritable
guerre civile qui amènera le premier à faire voter contre le second au deuxième tour des présidentielles de 1981. Ce même
Valéry Giscard d'Estaing qui a depuis retourné sa veste pour soutenir ouvertement Nicolas Sarkozy dans le combat fratricide engagé entre ce dernier et son ex mentor Jacques Chirac, sans pour autant se facher avec Jean-Louis Debré... Et il paraît que l'on appelle ça le "Conseil des Sages" ! Comme disait Audiard dans les Tontons
Flingueurs : pas sûr que Chirac soit entré au Conseil juste "pour beurrer des sandwichs"...
Sur son blog, le correspondant du Nouvel Obs à Lyon, Robert Marmoz, s'interroge : "Azouz Begag, animal politique ou bête de scène ?". Candidat déclaré pour conquérir
la mairie de Lyon l'ancien ministre de l'intégration qui a failli se faire casser la gueule par Sarkozy nous fait en effet, à chacun de ses meetings (cf. la vidéo
ci-dessus), un grand numéro d'acteur. Le coeur sur le main, Azouz sait prendre la posture du clown triste à la Boujenah quand il le faut. Il sait aussi faire rire la salle avec ses saillies à la
Smaïn quand il parle de "sa carte d'identité MODEM et de son test d'ADN au MODEM". Il sait également travailler ses effets et buter sur les mots à la Jamel Debbouze lorsqu'il s'agit de
prendre la posture de la victime vis-à-vis de ses concurrents. Il sait enfin manier l'ironie et le cynisme à la Guy Bedos lorsqu'il s'attaque au thème de l'intégration au sein du parti socialiste
et qu'il s'en prend à notre copine Najat... Vas-y Azouz, continue ton show, ne t'arrête surtout pas ! Si tu perds aux élections,
tu pourras toujours te consoler en reprenant le rôle de Bourvil dans le Corniaud avec cette réplique restée célèbre : "C'est pas grave ! Vous en avez de bonnes ! Qu'est-ce que je vais devenir moi ?"... Eh bien... simple comique-troupier à L'Ane Rouge !
Françoise de Panafieu a bien fait de lancer sa web TV, parce que sans elle les
opprimés parisiens, les exclus, les parias de la société et autres tricards, n'auraient jamais eu le droit à la parole. Prenez par exemple Catherine, une habitante du 18ème, veste en tweed, un
petit air de famille avec Ernest Antoine Seillères, qui raconte son enfer quotidien sur Panaf Tivi: "Nous sommes une famille Montmartroise,
nous avons huit enfants et nous avons un problème avec les transports". Oh lalalala, ça a l'air vachement grave, le problème de Catherine. Et Arnaud qui nous explique qu'il n'y a pas
assez d'installations sportives dans son quartier. Ben oui, Arnaud à environ trente-cinq ans, il commence à avoir du bide, et la mairie de Paris ne met même pas à sa disposition un coach
personnel. Quel scandale ! Enfin, il y a Rosaria, qui nous raconte que les petits commerces disparaissent dans le quartier. Et il y a de plus en plus d'agences immobilières. Et comme tout le
monde le sait, vivre à coté d'une agence immobilière, c'est mille fois plus dangereux que vivre à coté d'une centrale nucléaire. Heureusement, maintenant, avec Panaf tivi, tous ces pauvres gens ont un média à leur écoute.
Pendant que Nicolas Sarkozy et Rachida Dati se font de petites chinoiseries entre deux ventes de centrales nucléaires aux Chinois, les
journalistes en herbe du Bondy Blog publient aujourd'hui en ligne une longue interview de la Garde des Sceaux. Cette dernière les a
reçus la semaine dernière, juste avant de s'envoler pour le Pays des droits de l'homme du soleil levant simplement vêtue "d'une robe noire de princesse", nous rapportent
dans leur introduction les Bondy blogueurs, apparemment sous le charme avant même de poser leur première question. Vous nous connaissez, nous n'aimons pas être méchants chez Kandidatür, mais là
les petits gars de Bondy poussent le bouchon un peu loin. Dans le genre interview lèche-bottes, on n'a rarement vu mieux... sauf peut-être Mme Borloo interrogeant M. Schönberg au JT de 20h, c'est dire !
Chaque question est une perche tendue à la Garde des Sceaux qui en profite pour nous jouer le rôle de la pauvre victime avec
des réponses du style : "Le fait d’avoir évoqué un faux diplôme dans mon curriculum vitae est absolument choquant,
parce qu’il n’y a aucun faux diplôme dans mon parcours. C’est vouloir entacher un parcours républicain. S’agissant de mes frères, nous ne sommes pas dans une société de responsabilité collective.
Je n’ai pas à m’épancher là-dessus. Ce que je subis par rapport à ces questions, je crois qu’on ne l’aurait fait subir à aucun de mes prédécesseurs." Et quand elle ne joue pas la victime,
elle se la joue pasionaria. On retiendra en particulier cette fabuleuse réplique à la question très insolente sur sa candidature Ô combien courageuse à la mairie du VIIème arrondissement de Paris
: "Je trouve qu’affronter le suffrage universel est une très bonne chose. J’aime être au contact du
terrain."
C'est sûr, côté "terrain", le VIIè arrondissement de Paris c'est presque aussi chaud que les quartiers nords de
Neuilly-sur-Seine... On frissonne déjà en imaginant la campagne de "terrain" entre l'hôtel Matignon, le Palais Bourbon, l'avenue de Breteuil et
le Boulevard de la Tour-Maubourg !
Candidat à l’élection législative partielle de la 8e circonscription du Val d’Oise (Sarcelles, Garges, Villiers), Jean-Michel Dubois a beau être frontiste, il n'est pas complètement con pour autant. Il a très vite compris l'intérêt qu'il pouvait tirer des
émeutes en postant aussitôt sur Dailymotion une vidéo maison pour dénoncer notamment "les voyous
qui ont mis la ville à feu et à sang", "la barbarie" et "les centaines de millions d'euros qui ont été versées aux associations de loubards des banlieues". Qu'importe si
c'est n'importe quoi, Jean-Michel Dubois fait le coup classique du FN en assurant qu'avec lui "les habitants pourront enfin dormir tranquilles". On se sent tout de suite beaucoup
mieux...
Ca y est c'est la guerre ! Et pour une fois que le boss n'est pas là pour le retenir par le
col, il peut y aller, il peut s'exprimer, tel un général en campagne. Direction Villiers-le-Bel. Sa vraie nature
reprend le dessus. Fillon, c'est notre Poutine à
nous. Et Villiers-le-Bel, c'est sa Tchéchénie à lui. Les casseurs, il ira les chercher jusque dans les chiottes s'il le faut. Attention, voilà le tsar de Matignon. Da, da ! D'ailleurs, cette intervention a surtout plu aux médias russes. Regardez le micro qui se tend
devant lui. Pas d'erreur, c'est bien du "Made in Russia".
C'est un skyblog bon enfant , celui de Moushin, alias Chamoo, un gamin de quinze ans -il dit en avoir dix-sept-
plutôt bien dans ses baskets. On le voit torse nu sur son chameau, au bled, assis dans son canapé, souriant. Surtout, on le lit, et on sourit de ses blagues de potaches :
Bref, Chamoo était un garçon spirituel. On se dit qu'il y a vraiment quelque chose qui a mal tourné, le 25 novembre dernier, à Villiers-le-Bel, quand la
trajectoire de sa moto a croisé celle d'une voiture de police...
Comme d'habitude en France, tout le monde en parle mais personne n'ose l'écrire.
Heureusement, nos confrères d'outre-Manche sont là. Il n'a pas échappé au perspicace journaliste Peter Allen, du très respectable Daily Mail, que la blonde Laurence Ferrari était devenue une habituée des salons de l'Elysée et des soirées de son locataire. The "incredible chemistry between the two", comme l'écrit ce bon vieux Tom, daterait de mars
dernier, quand Laurence Ferrari réalisa une interview du candidat Sarkozy. Depuis, "They got on like a house on fire and have been seeing each other ever since." Cela, la décence nous
interdit de le traduire. De toutes manières, on n'a pas le droit d'en parler, c'est secret. Comme on peut le lire en conclusion de l'article du Daily Mail : Mr Sarkozy's personal life
was "not open for discussion".
Commentaires