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Ca y est, chez Kandidatür, on en sait un peu plus sur les vrais chiffres de vente du livre "Témoignage" de Nicolas Sarkozy, sorti le 17 juillet dernier. Le patron de l'UMP se voyait déjà en Michel Houellebecq de l'essai politique, mais malheureusement, il est rattrapé par la réalité. En septembre dernier, Nicolas Sarkozy annonçait qu'il avait réalisé 450 000 ventes. Son éditeur, Bernard Fixot, de chez XO, plus prudent, se contentait d'annoncer 400 000 sorties. Par "sorties", Fixot faisait référence au nombre d'exemplaires mis en place en librairies, vendus ou pas. Problème : on dispose désormais des chiffres de l'institut Edistat , organisme spécialisé dans les chiffres de vente du monde de l'édition. Et selon Edistat, il ne s'en serait vendu que 210 000 ! En outre, ce bon vieux Nicolas se serait livré à une vente dite "à la fourchette". Le principe est simple : il s'agit de livrer les libraires sans que ces derniers aient commandé quoi que ce soit. Efficace !

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Sarkozy court à Malte
, Sarkozy court dans le bois de Boulogne, Sarkozy court avec Fillon... OK, d'accord, Kandidatür a pigé : le nouveau prèz se la pète sportif. Très bien. Maintenant, Kandidatür aimerait connaitre les performances de Sarkozy. Dominique de Villepin, lui, il court les 20 kilomètres de Paris en 1 heure et 38 minutes. C'est de notoriété publique. W. Bush, le maître à penser de Sarko, publie ses temps au test de Cooper dans les magazines de jogging US. Le président des USA a longtemps couru 15 bornes tous les matins avant de prendre son petit déjeuner. W, avait même fait installer un tapis de jogging à bord de Air Force One, son Boeing présidentiel. Mais avec Sarkozy, zéro info ! S'arrête-t-il chaque fois que Cécilia l'appelle ? Et si le nouveau locataire de l'Elysée était un mauvais coureur ?
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Vous n'en avez pas marre, vous, de l'écologie  bien pensante ?  Vous n'en avez pas marre d'entendre des trucs comme "Alors , ça se passe bien ton tri sélectif ? ", "Tu sais qu'avant de jeter tes pots de yaourt, il faut les passer sous l'eau!", "je  vais m'acheter une Prius, c'est vraiment la voiture de l'avenir". Chez Kandidatür, on n'en peut plus du diktat vert, et on se prend des envie d'être crades, de rouler en 4x4, et on se dit qu'on a bien raison de n'avoir jamais fait de tri sélectif. On laisse ça aux blaireaux qui s'achètent une conscience devant le local à poubelles !  Hé, oh, faudrait peut-être se réveiller ! A force de vouloir sauver la planète, nos contemporains sont en train de nous pourrir la vie.  Et après, une fois qu'on est bien écolo comme il faut, qu'on a arrêté de salir, de gaspiller, de fumer, de picoler, de se droguer, de niquer, qu'est-ce qu'on fait ?  Et bien on se met une balle dans la tête parce qu'on se fait super chier ! C'est pourquoi à partir d'aujourd'hui, Kandidatür lance le mouvement "Fuck the planet". Le principe : on recommence à vivre, à salir, à réfléchir et à se marrer ! Ca vous dit ? 

Dans les cuisines de la République

31 janvier 2011

Avec un titre comme ça, on s’attend à ce que ça balance, on veut du croustillant parlementaire, de l’inédit présidentiel, de la Mazarine et du Borloo… Curiosité en partie satisfaite : Chirac aime la viande du Père Claude ou les plats chinois de Tong Yen, Mitterrand appréciait les fruits de mer de Le Divellec et la sole de La Cagouille, Sarkozy s’adonne à la truffe au Bristol et aux petits farcis à La Petite Maison (Nice), Jean-Louis Debré apprécie le saumur-champigny et le bouzy rouge (l’avant-garde viticole des années 1990), plus quelques bistrots (le Severo ou la Crèmerie), et tout le monde, gauche et droite, se retrouve Chez Françoise ou Tante Marguerite, proches de l’Assemblée nationale. Mais l’essentiel du propos tient à la mesure du fossé abyssal qui sépare les habitudes, les certitudes, la vision du monde culinaire des députés, sénateurs, ministres et hauts fonctionnaires (ce que les auteurs nomment, un peu fort, « gastrocratie »), des pratiques populaires et des tendances nouvelles. Et, par voie de conséquence, de leur réticence à changer l’ordre établi. Bloqués sur l’idée que la France possède « la meilleure gastronomie du monde » (N.S., 2008), les élites de la politique se repaissent bien souvent de trucs lourds, gras et chers arrosés de grands crus, célébrant quasi quotidiennement le « repas gastronomique des Français » que la planète est supposée leur envier. Et pendant ce temps-là, le bon peuple (avec 8,34 € par jour et par couple au Smic) mange n’importe quoi n’importe comment, et le bio attend toujours à la porte des cantines (y compris des leurs). On n’est pas sortis de l’auberge…
Morceau choisi : une page gauche-droite.

Yves Nespoulous

Pascale Tournier et Stéphane Reynaud, Dans les cuisines de la République, Flammarion (2010), 260 pages, 20 €.

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